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Je suis partis à l'aventure avec ma fille de 11 ans, sur une île thaïlandaise recouverte de jungle. Sans aucune réservation. Sans aucune organisation.

Et alors ?

Eh bien, je vous dirais que... 

 

Mahée,

 

Aujourd'hui j'ai voulu ranger mon sac de voyage. Cela faisait quelques temps, déjà, qu'il était sous mes yeux et que j'avais du mal à le mettre au placard. Mais avant, je l'ai ouvert pour regarder dedans si je n'y avais rien oublié. Et sais-tu ce que j'y ai vu au fond ?

C'est fou ce qu'un grand et beau voyage avec l'un de ses enfants peut laisser comme nostalgie. Il ne se passe pas un jour sans que je repense, le cœur pincé, à notre aventure thaïlandaise. A tous ces endroits où nous sommes passés. A toutes ces découvertes que nous avons faites. Nous avons laissé là bas un peu de nous. Comme nous avons emporté avec nous un peu de ce beau et chaleureux pays.

Mahée, tu es si courageuse d'avoir voulu me suivre dans mes délires d'aventurier. Il a fallu aussi que tu sois proche de moi comme nous le sommes pour me faire confiance à ce point. A 9 ans laisser sa maman, son frère, et sa petite sœur ne doit pas être facile. Et si parfois ton comportement trahissait ton languissement, je ne pouvais t'en vouloir. Je te prenais dans mes bras et te serrais fort pour te consoler. Pourtant, je sais que tu ne le regrettes pas. Ce fut une expérience très enrichissante. Et puis, il reste ces beaux souvenirs passés ensemble. Tu sais, ils sont comme un trésor dont tu mesureras la valeur en grandissant. Merci de m'avoir permis de vivre cela avec toi. J'espère qu'il y aura d'autres beaux voyages comme celui-là.

Je n'ai pas choisi notre destination au hasard. Je cherchais une terre d'aventure mais aussi une terre de paix, pour ma philosophie peace and love, mais également pour t'offrir des souvenirs aussi inoubliables que merveilleux. Comme à mon habitude, je voulais partir à l'aventure sans aucune réservation ni organisation à part, bien sûr, celle du train pour se rendre à Paris, et celle de l'avion pour le voyage. C'est toi qui nous a mis sur la piste de notre destination en voulant, comme moi au cours de mes voyages, monter sur le dos d'un éléphant. Il fallait choisir entre l'Afrique et l'Asie. J'ai opté pour l'Asie. Et après quelques recherches sur Internet j'ai trouvé dans le golfe de Thaïlande, au large du Cambodge, une île recouverte d'une jungle luxuriante, baignée par des eaux cristallines, et bercée par la belle idéologie de paix du bouddhisme. Cette île aux promesses idylliques et au nom évocateur d'île Eléphant, c'était Kho Chang.

Mais avant de fouler le sol de ce petit paradis, pas moins de 24 heures ont été nécessaires. La voiture d'abords, jusqu'à Nîmes. Le TGV ensuite, pour rallier l'aéroport de Paris Charles de Gaules. L'avion pour atteindre notre escale vietnamienne où je me rappellerais toujours notre course pour rejoindre l'autre extrémité de l'enceinte aéroportuaire afin de prendre notre correspondance pour Bangkok.

A Bangkok, nous n'étions pas arrivé pour autant. Notre île se trouvait encore à 700 km dans le sud est et, comme je l'ai dit, je n'avais rien prévu y aller. Alors, nous sommes sorti de l'aéroport. Une jungle urbaine, celle-là, nous a avalé. Des voies de circulation s'entrecroisaient en tous sens occupant tous l'espace. Les bâtiments de l'aéroport se mêlaient bientôt à ceux de la ville pour former un tsunami de béton. Dans ce k.o, les rois de la jungle qui étaient dans leurs éléments défilaient en roulant sans discontinuer jouant un balai tant sonore que coloré.

Sur notre droite, une longue rangée de taxi jaune garés en épi attendait les clients. J'ai demandai en anglais à un chauffeur de taxi planté là, s'il existait un moyen de transport depuis l'aéroport pour se rendre à Koh Chang. Il m'a appris qu'il était possible d'y aller en van rapide. Et que le bureau qui délivrait les titres de transport se trouvait dans l'aéroport, à l'étage inférieur. Nous sommes, donc, rentré à nouveau dans le gigantesque bâtiment de verre et, après l'escalator qui était un jeux pour toi, nous avons trouvé facilement le bureau en question. J'ai dû payer 1200 baths pour tous les deux. Soit 32 euros environ, pour couvrir pas moins de 700 kilomètres. On ne pouvait pas dire que c'était onéreux.

Dans le van tu as dormi. La route était longue et la fatigue du voyage se faisait sentir. Moi je voulais découvrir le paysage. La végétation tropicale était omniprésente me rappelant des facettes de l'île de la Réunion. Mais je me suis, également, assoupi à plusieurs reprises. Il y a eut quelques arrêts pour nous permettre de nous restaurer et soulager nos envies. Puis la route qui paraissait interminable s'est arrêtée enfin. Le ruban d'asphalte a disparu pour laisser place à l'immensité océane. Alors je t'ai secoué un peu pour te dire qu'on allait prendre le ferry. Tu t'es alors enthousiasmée.

Nous étions dans le petit port de Trat, où 2 ferry étaient amarrés. Il commençait à faire nuit. Nous sommes descendus du van non sans cacher notre contentement. Nous avons marché sur les quais où la brise marine semblait nous faire du bien en effaçant un peu notre fatigue. Le chauffeur nous a ensuite fait monter à bord d'un ferry. Nous avons pris place sur le pont supérieur. Notre van se trouvait au-dessous, au milieu des véhicules.

Tu te rappelles, Ma, je t'ai acheté une glace et des biscuits. Moi, j'ai pris une boisson. Puis nous nous sommes avancés jusqu'à la rambarde de sécurité afin de mieux voir la mer. Et, dans la nuit tiède thaïlandaise, nous avons regardé les lumières de Koh Chang approcher.

De retour à notre van, nous avons touché enfin l'île. L'excitation était palpable. Cette dernière partie de notre trajet avait été la plus courte et la plus enthousiaste. Cependant, il y avait un petit hic, n'est-ce pas Ma ?! Tout le monde dans le minibus avait en poche une adresse de réservation dans un hôtel. Pas nous !

Et le moment de vérité ne tarda pas à arriver. Le chauffeur s'est mit à demander à chacun d'entre nous quel était son hôtel de séjour. Je me suis dis à ce moment là, ça y est ça recommence ! Je croyais revivre une scène que j'avais déjà vécu. C'était dans un cargo en partance pour l'île Rodrigues; N'ayant pas de réservation hôtelière à donner au steward, le capitaine était venu en personne me remettre le dépliant d'un hôtel où je devais me rendre. Une fois sorti du cargo, le dépliant avait fini au fond d'une poubelle.

Notre tour est venu. Le chauffeur du van m'a posé la même question. Je lui ai répondu que je comptais dormir chez l'habitant, ou sur la plage si je ne trouvais rien. Dans le van tout le monde s'est mit à rire, nous y compris. Mais visiblement pas le chauffeur ! Il lui fallait le nom d'un hôtel. Pour être tranquille, je lui ai donné le nom de Lonely beach Resort. Un hôtel qui se trouvait dans le petit village où je comptais commencer notre prospection. Le chauffeur semblait satisfait. Nous aussi.

L'ambiance était maintenant détendu. Et, dans le van malmené par une route tourmentée, des palabres fusaient en tout sens. Le relief de cette île montagneuse était tel le Grand Huit d'un parc d'attractions. A travers la vitre j'apercevais de temps en temps, à la lueur blafarde d'un lampadaire, la végétation qui me semblait exubérante. Quand j'ai pris conscience que c'était la jungle, mon cœur s'est rempli de joie.

A un moment donné, le chauffeur a stoppé le véhicule. C'était la pause pipi. Tout le monde est descendu. Les boissons ingurgitées sur le ferry demandaient à sortir. Quel bonheur de fouler pour la première fois le sol de l'île. Dehors, la température était agréable. Autour de nous, la forêt dense nous enveloppait laissant échapper, ci et là, des cris d'oiseaux. Il flottait dans l'air le parfum frais et enivrant de la nature et l'excitation de tous, contents d'arriver à destination. Nous avons repris place quelque peu dissipés par notre enthousiasme. Puis le minibus a commencé à se vider petit à petit. Et, quand le chauffeur nous a signalé que nous étions à Lonely Beach, il ne restait plus qu'un couple à l'intérieur. Après avoir récupéré nos affaires à l'arrière, le chauffeur nous a laissé sur le bas côté de la route. Livrés à nous même. Livrés à l'aventure.

Notre course était enfin terminée ! Je ne sais pas ce que tu ressentais à ce moment là Mahée, mais moi je me sentais enfin libre. Affranchi des horaires, des transports, de cette course interminable, du bruit et du stress. La pression retombait pour laisser place à l'enchantement des découvertes au fil de l'aventure.

Nous nous sommes mis en marche le long de la route, laissant sur notre droite l'hôtel sensé nous accueillir. Dans la moiteur de la nuit tropicale, tu tirais ta valise à roulette, je portais mon sac de voyage sur une épaule. Puis les premières paillotes de Lonely Beach sont apparues. Je trouvais ces constructions en matériaux traditionnels fort charmantes. Sur les tables en bambou, des photophores diffusaient une lumière tamisée. Cependant, quelque chose clochait. A mesure que nous avancions dans le village les devantures offraient invariablement ce même type d'éclairage. Nous avons compris, alors, qu'il y avait une panne électrique. Du coup, tout le village était plongé dans une semi obscurité. Et pourtant, niché dans les cocotiers, les contours de ce village paraissaient magnifiques. Tu te rappelles Ma ? Nous nous exclamions de joie sans cesse. Cependant, cette pane de courant allait compliquer notre projet de dormir chez l'habitant.

Dans les rues on voyait beaucoup d'européens. Des routards principalement. Je me suis donc adressé à l'un d'eux pour lui soutirer quelques informations concernant notre quête. D'après lui, il était tout à fait possible de dormir chez une famille thaïlandaise. Mais nous ne trouverions, certainement pas, pas dans cette rue dédiée aux touristes. Et puis il se faisait tard et le manque de lumière ne nous aiderait pas. Du coup, j'ai pris la décision de prendre une chambre pour la nuit dans un établissement touristique, et de remettre à demain notre recherche. Nous avons suivi notre interlocuteur qui connaissait une adresse. C'étaient des petits bungalows en plein centre du village. La propriétaire demandait 400 baths la nuit, soit environ 10 euros. Pas cher pour des européens, mais on pouvait trouver beaucoup mieux, je m'en était rendu compte par la suite.

Après avoir déposé nos bagages dans la chambre, nous sommes sortis léger comme l'air pour goûter aux plaisirs de notre séjour qui débutait véritablement. Nous avions hâte de découvrir la nourriture thaïlandaise. Nous avons descendu la rue principale. Précisément celle que nous avions remonté en arrivant. Le village semblait vouloir garder encore un peu de mystère sur son aspect. Dans la pénombre de la rue, les paillotes de restauration succédaient à celles de vêtements. L'odeur des grillades qui flottait dans l'air aiguisait notre appétit en nous attirant jusqu'aux étals où étaient présentés poissons, brochettes, et cuisses de volaille. Bien que les grillades étaient sur le point de nous faire craquer, nous nous réservions pour goûter un plat cuisiné thaïlandais. Mais quand on ne connaît pas les spécialités locales, ce n'est pas évident.

J'ai demandé à un autre jeune backpacker s'il pouvait nous aiguiller un peu. Il était français. C'est toujours un plaisir de trouver un français quand on est au bout du monde. Et après avoir fait rapidement connaissance, il nous a conduit dans un petit restaurant thaï où la nourriture était, selon lui, excellente et pas chère. Nous avons commandé un Pad Thaï et des boissons. Notre restaurant se trouvait dans une ruelle perpendiculaire à la rue principale. Tout autour de nous se trouvaient des paillotes tournées vers le tourisme. Tu t'en rappelle Ma ? Qu'est-ce qu'il était bon ce premier repas thaïlandais ! Et pas cher ! 40 bath le plat, soit un euro environ. Puis soudain, le village s'est illuminé. Visiblement on avait rétabli le courant. Lonely Beach Village se révélait enfin. Coiffées par la végétation tropicale et brillantes de milles feux, les paillotes en bois et en bambou aux toits de palmes de cocotier dégageaient un charme fou. Les panneaux lumineux multicolores, et les lampes spot de différentes couleurs qui éclairaient, ci et là, ces habitations traditionnelles, apportaient dans la nuit des touches de féerie.

Après ce délicieux repas, nous avons déambulé dans les ruelles tant colorées qu'animées où des jongleurs aux bâtons de feu faisaient le spectacle, alors que dans certains bars des Party s'enflammaient. Nous avons pris un dernier verre pour profiter encore un peu de cette magie. Puis, les étoiles plein les yeux, nous nous sommes laissés pousser par la fatigue vers notre bungalow.

Le lendemain matin, le soleil coulait en cascade sur les toits des maisonnettes éclaboussant de joie ce début de journée. J'ai demandé à la patronne qui avait commencé son ménage, s'il était possible de boire un café. Ce qui ma permis de goûter le café local. Du café soluble, en fait. Puis tu t'es levée. Nous avons pris chacun une douche avant de nous rendre dans un bar restaurant, histoire de boire un vrai petit noir. Des grappes de coquillages pendaient des poutrelles apportant à cet établissement, lui aussi d'aspect traditionnel, quelques touches artistiques. Le café était bon, mais pas le croissant au beurre que nous avons pris avec.

Le temps de s'arrêter dans un magasin pour acheter un tube de crème solaire et un répulsif pour les moustiques, et nous étions à la sortie du village, en vue de la plage de Lonely Beach. Sous nos pieds, le sable doux et chaud était comme une caresse qui nous guidait irrésistiblement vers la mer turquoise. Avec la baignade dans les eaux tièdes était venue la récompense royale à la hauteur de ce grand et beau voyage.

 

Plage de Lonely Beach.
Plage de Lonely Beach.
Plage de Lonely Beach.

Plage de Lonely Beach.

Après ce bain aux parfums de paradis, nous avons quitté Lonely Beach à bord d'un de ces pick-up taxi en direction du sud de l'île. Il nous restait à trouver la possibilité de dormir chez l'habitant. A l'arrière du taxi, je regardais s'éloigner ce charmant village de routard au tempérament de fêtard et à l'allure de paradis en me disant que j'y reviendrai certainement.

De montées en descentes, de virages en virages, nous avons changé de décor. Le pick-up nous a laissé à Bang Bao. J'avais appris l'existence de ce pittoresque village de pêcheur sur pilotis en consultant Internet, avant de partir en voyage. Dans le sud de l'île Bang Bao constituait une curiosité touristique incontournable. Ses cabanes en bois et en tôle ondulées s'avançaient au milieu d'une baie tant immense que splendide, en s'agglutinant autour d'une jetée où un joli phare blanc en marquait l'extrémité. Un village traditionnel de pêcheurs qui s'était mis, cependant, aux couleurs du tourisme. Les boutiques à touriste aussi colorées qu' achalandées, fleurissaient le long de l'allée centrale. Comme les bateaux de croisière aux couleurs vives qui venaient, tels des insectes bariolés se poser sur la grappe de cabanes aquatiques.

Cette forme de tourisme qui restait, somme toute assez traditionnelle, faisait du bien à tout le monde. Elle amenait des couleurs, de l'animation, de l'argent, sans pour autant défigurer outrancièrement de béton le paysage.

Bercé par le clapotis des vaguelettes, qu'il faisait bon marcher au milieu des étals croulant de belles choses. Des bars, des restaurants, et des chambres d'hôtes avaient également pris place sur les pilotis de la baie offrant ainsi des possibilités de séjour dans un cadre aussi original qu'enchanteur.

N'est-ce pas, Mahée, qu'elles étaient attrayantes ces boutiques ?! Cela semblait beaucoup te plaire. Mais je n'en oubliais pas pour autant de chercher notre lieu de séjour. Et authentique de préférence ! Il n'était donc pas question d' hôtel. J'ai demandé une première fois à la marchande d'une de ces boutiques qui m'a indiqué du doigt l'échoppe précédente pour y adresser ma requête.

Derrière un comptoir tapissé de publicités vantant des excursions touristiques, une thaïlandaise de petite taille et d'âge mûr, m'a souhaité, dans sa langue natale, la bienvenue. Je lui ai dit que nous souhaitions séjourner chez une famille thaïlandaise afin de découvrir les us et coutumes locale. Elle était d'accord pour nous loger chez elle dans une chambre qu'elle destinait à des voyageurs comme moi, pas très regardant sur le confort et plutôt désireux de vivre à la mode thaï.

A sa demande, nous l'avons suivi dans l'allée centrale, au milieu des gens, en faisant attention de ne pas la perdre. Soudain, elle a bifurqué à gauche en empruntant des passerelles de planches noircies par le temps qui s'étendaient tel un réseau complexe parallèle à la mer jusqu'aux cabanes des habitants. Mes prédécesseurs étant plus légers que moi, j'ai hésité un instant avant de m'engagé sur ces planches d'équilibriste à la solidité douteuse. Sous mon poids, certaines se courbaient et grinçaient ce qui, il faut bien le dire, n'était pas très rassurant. Dans cette partie du village, il n'y avait plus de boutique ni autre établissement touristique. Seules les habitations de bois et de tôle perchées sur leurs échasses au-dessus de la mer dessinaient l'aspect authentique de ce village de pêcheur. Sur leurs appendices en bois, les hommes semblaient danser avec la mer. Disposées le long du frêle ponton, des plantes grasses jetaient dans l'air quelques notes d'esthétisme en marquant la proximité de la maison de notre Thaïlandaise. Après avoir fait basculé une planchette, elle a poussé une porte en bois dont l'ouverture de l'autre côté du ponton dans le vide avait quelque chose d'insolite. Elle nous a dit, au passage, qu'il fallait toujours refermer cette porte. De l'autre côté nous étions dans sa propriété.

Quelques pas plus loin, nous avons débouché sur une terrasse en bois plus solides qui se partageait deux habitations. Celle de la propriétaire, la plus grande, dont les cloisons étaient en bois et le toit en tôle ondulée.

 Le village de pêcheur de Bang Bao, Koh Chang.

Le village de pêcheur de Bang Bao, Koh Chang.

Et, de l'autre côté d'une séparation, une paillote dont le toit en palme de cocotier retombant en frange abritait une chambre et une salle de bain. Que cet endroit était charmant ! N'est-ce pas Mahée ?! La décoration emprunt de touches féminines était fleurie et élégante.

Du côté de la paillote, qui nous était destinée, pendaient une balançoire que tu t'es empressée d' essayer, ainsi qu'un hamac que tu as testé également. Juste à côté, posé sur les lames de la terrasse, un canoë kayak était disposé le long de la séparation. Au-dessus de ce dernier, le fil qui avait été tendu servait d'étendoir. A droite, devant la paillote, la terrasse s'ouvrait sur la mer nous offrant une vue imprenable sur la baie grandiose et majestueuse. C'était d'une beauté infinie.

Sous le charme, je me suis assis quelques instants sur ce banc installé face à ce paysage. Pour moi, la beauté, l' authenticité, et la simplicité qu'incarnait cette cabane sur pilotis au milieu de cette baie valaient tous les hôtels de luxe. C'était là, une représentation de la culture d'un peuple. Un véritable trésor du patrimoine de notre terre.

Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.
Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.

Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.

Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.

Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.

Après avoir négocié avec la propriétaire le prix de cette chambre chez l'habitants pas comme les autres, j'ai réglé la somme de 1500 baths pour la totalité de notre séjour, soit une quarantaine d'euros. A nous pour 10 jours la paillote sur pilotis et sa terrasse au milieu de la baie, face aux plages paradisiaques. Je ne savais pas qu'en Thaïlande on bradait le paradis !

C'est dépaysés et charmés que nous avons pris nos quartiers dans notre habitation thaïlandaise. La question du séjour réglée, une pression de plus s'évanouissait dans la nature. Nous pouvions désormais passer en mode " coolitude ", l' ambiance qui habillait si bien cette île. Nos sacs en sécurité dans la paillote cadenassée, le vent de l'aventure et de la découverte pouvait désormais souffler sur nous librement.

Nous avons commencé par visiter sans empressement les boutiques de Bang Bao. Dans ces travées commerciales on trouvait de tout. Des souvenirs de Thaïlande, bien sûr. Des vêtements à la mode thaï. Des bijoux fantaisie, des articles de pêche, du matériels de plongée sous-marine. Mais aussi des langoustes, toute sortes de poissons tropicaux, des fruits et légumes exotiques; ainsi que des bars, des restaurants, des chambres d'hôtes, des agences touristiques, des clubs de plongée, des bateaux de croisière; et bien sûr, pour notre plus grand plaisir, ces stands de " street food " caractéristiques de la Thaïlande. Le tout dans des cabanes en bois posées sur l'eau. Une vrai petite ville traditionnelle thaï grouillante de monde et d'animation.

A l'origine, les habitations sur pilotis en Thaïlande ne sont pas des attractions touristiques. Mais une coutume thaï qui veut que l'on construise sur l'eau afin d'éviter les désagréments de la chaleur, des animaux, et de la mousson. Après notre shopping d'un autre monde, et une petite brochette de poulet, nous avons pris la direction d'un village que nous aimions déjà, Lonely Beach. Nous allions chercher là bas les repas aussi bons que pas chers servis dans un cadre de carte postale. La vie nocturne trépidante et coloré. Et l'atmosphère " peace and love " qui s'en dégageait.

Dans la soirée, après deux succulents Fried Rice, nous nous sommes arrêtés au Ting-Tong. Ce bar restauration en plein air brillait par son originalité, sa gaîté, et son animation. Cela faisait plusieurs fois que nous passions devant, et à chaque fois il était bondé de monde. Allongés sur des coussins autour d'une table basse, les gens venaient déguster un plat thaïlandais, boire un verre, ou tirer sur l'embout d'un narghilé devant le spectacle que donnait chaque soir un groupe musical.

A notre tour, nous avons pris place sur les coussins. A demi allongés devant un verre, nous avons écouté le groupe de rasta qui s'en donnait à cœur joie sur le répertoire de Bob Marley. L'endroit était surréaliste. Le feu des lampions sur les tables basses d'où s'échappait une forte odeur de pétrole, et les lumières multicolores des grosses boules qui pendaient des branches de l' arbre imposant trônant au-dessus de la scène, redonnaient à la nuit des couleurs. Nous avons repris un deuxième verre histoire de profiter un peu plus de cette nuit enchanteresse.

Puis, des notes encore plein la tête, nous nous sommes mis sur le chemin du retour. La nuit tiède était agréable. Alors, comme pour retenir la soirée, j'ai eu envie de faire de l'auto stop. De marcher un peu sur la route qui s'enfonçait dans la jungle à un moment où la température était agréable et l'air chargé des effluves envoûtantes de la nature. Le rideau de la nuit s'était refermé sur nous. A ce moment là nous avons pris conscience que la forêt vierge livrait un autre visage. Odorante, vibrante, retentissante, elle s'animait. Je trouvais que cette promenade était à la fois excitante et impressionnante quand les phares d'une voiture s'arrêtaient à notre hauteur.

Sifflante et hurlante, la nuit dans la paillote s'était avérée, également, animée à cause du vent violent qui avait soufflé dans la baie sans discontinuer. Le lendemain matin je m'étais demandé si ce toit en palme de cocotier tressé serait assez solide pour supporter encore de telles bourrasques.

La propriétaire était venu nous demander des nouvelles. Je lui ai répondu qu'une tempête au milieu de la baie, dans une paillote, c'était plutôt inquiétant. Elle m'avait répondu qu'en effet c'était dangereux tout en me montrant son toit où un morceau de tôle avait été arraché. Et bien dites donc, voilà qui n'était pas rassurant pensais-je ! J'en avait profité pour lui demander un café. C'était du café thaï, donc soluble. Peu importait, j'avais trop envie de café. Il faisait beau, maintenant, et rien ne trahissait l'agitation de la nuit. Tout en sirotant mon breuvage, je fixais la surface de l'eau où le soleil se plaisait à badigeonner de l'or.

Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.

Paillote d'hôte à Bang Bao, Koh Chang.

Quand tu t'es levée, nous sommes sorti chercher un bar pour prendre le petit déjeuner. Nous en avons trouvé un pas très loin de notre travée de planches avec en prime une vue superbe sur la pointe sud ouest de Koh Chang.

De retour à la cabane, nous avons fait notre toilette dans la pseudo salle de bain. Je dis pseudo car il n'y avait pas d'eau courante. A la place, des tonneaux en plastique dans lesquels flottait un récipient servaient de réserve. Je voulais les usages locaux, je les avais. Et cela ne me dérangeait pas. Puis nous avons décidé de laver notre linge sale à la main. Nous avons convenu de le faire tous les matins afin de ne pas nous laisser déborder.

Notre lessive faite, nous avons décidé de partir à la découverte de ces plages paradisiaques autour de la baie qui, telles des sirènes, semblaient nous appeler depuis notre arrivée. Dans l'allée centrale de Bang Bao, nous nous sommes arrêtés à la hauteur d'un étal de fruits tropicaux pour choisir des petites bananes mûres à souhait. Elles ont ravi nos papilles à tel point que cela aussi allait rentrer dans nos habitudes du matin.

Nous sommes sorti du village de pêcheurs et, au croisement, nous avons tourné à droite afin de nous rendre de l'autre côté de la baie pour explorer ces plages que nous apercevions depuis notre paillote. Nous avons marché le long de la route en tendant le pouce de temps en temps. Car même si la vie n'était pas chère en Thaïlande, nos déplacements, repas au restaurant, et sorties aspiraient pas mal d'argent. Et puis, on pouvait bien couvrir à pied les 700 mètres qui nous séparaient des plages.

Mais c'est une voiture qui nous a emmenés jusqu'à la plage de Khong Koï. Un pick-up blanc conduit par un turc fort sympathique avec qui nous avons fait connaissance. Il tenait sur l'île plusieurs restaurants. De là où il nous a déposé, on pouvait voir la plage que nous venions visiter. Devant tant de beauté, j'ai lâché des cris de joie.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

Puis, nous avons traversé le petit pont qui enjambait la rivière, et suivi un chemin de sable qui s'enfonçait dans les cocotiers devenus, soudain, plus nombreux.

Quelques instants, nous avons slalomé entre les infrastructures touristiques dont les matériaux naturels leur permettaient de se fondre merveilleusement dans la végétation tropicale.

Nous avons débouché, ensuite, sur la plage au milieu des chaises longues d'un petit bar de plage qui arborait les couleurs de Bob Marley.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

C'est là que j'ai pris toute la mesure de la beauté des lieux. Il y avait là des cocotiers à faire pâlir les cartes postales, des arbres caoutchouc majestueux, des vaccoas immenses, des fichus démesurés, des flamboyants aux couleurs chatoyantes et nombreuses autres plantes tropicales qui dessinaient une jungle luxuriante.

Tu t'en rappelles Ma ? Je t'ai dit, à ce moment là, qu'on avait trouvé le paradis. Tu m'as répondu avec enthousiasme que c'était trop beau.

Nous avons pris place autour d'une table peinte en jaune, vert, et rouge. A proximité, plantés dans le sable, des drapeaux aux même couleurs de paix et d'amour flottaient dans l'air. Le temps de commander des rafraîchissements et toi tu étais déjà dans l'eau.

Tout en sirotant ma boisson, je te regardais t'amuser dans l'eau claire avec, en toile de fond, les îlots de Koh Chang.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.
La plage de Kong Koi. Koh Chang.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

J'ai eu, moi aussi, envie de me baigner. Alors on a laissé le bar et ses chaises longues pour rejoindre cette langue de sable qui s'avançait dans la mer et où la végétation plus dense me permettrait de me changer.

Quand je suis rentré dans l'eau, je l'ai trouvé tellement bonne que je n'ai pas eu à faire le cinéma habituel avant d'immerger mon corps. La vue qui embrassait la jungle et la plage immense était, alors, encore plus belle. Puis, nous avons marché nus pieds dans le sable doux le long de cette plage de rêve. Nous voulions en voir tout les contours. En avançant, la plage se faisait plus sauvage offrant des pans de sable désertés. Nous avions atteint le dernier établissement qui marquait la fin de la plage. Au-delà, des formations de rochers continuaient le dessin de la côte. Nous avons cédé, encore une fois, à la tentation de la baignade avant de venir nous installer sur la balançoire qui trônait sur la plage.

Alors que le soleil plongeait dans la mer, je me disais que cette plage offrait beaucoup d'intérêts. Il y avait du monde mais sans trop, et les infrastructures touristiques apportaient du confort sans pour autant trop défigurer ce bel environnement. Il était temps de se mettre quelque chose sous la dent. Toutes ces baignades et ces émotions nous avez ouvert grand l'appétit.

En revenant vers les paillotes touristiques, un bruit qui ressemblait à l'alarme d'une voiture s'est, soudain, fait entendre. Ce bruit aussi intense que désagréable titillait ma curiosité. D'après un restaurateur du coin, cela provenait du chant des cigales. Plutôt stressantes les cigales ici ! Avec un cadre pareil, elles devraient la jouer cool, ou prendre des cours de " zénitude " avec un moine bouddhiste !

Ce soir là, nous ne sommes pas aller à Lonely Beach pour dîner. Nous n'avions pas envie de quitter cette plage qui avait conquis notre cœur. Alors, nous avons fait le tour des restaurants pour finalement prendre place à des tables en bambou disposées à même le sable de la plage, au bord de l'eau. Les cigales irritantes s'étaient tues pour laisser les vagues apaisantes nous bercer.

Et pendant que le soleil, après une chaude journée, se baignait en irisant le ciel de ses éclats de joie, nous nous délections des mets thaïlandais. Un mot m'est venu alors aux lèvres, c'était l'apothéose.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

La plage de Kong Koi. Koh Chang.

A Bang Bao, nous avions pris nos marques. Dans un endroit inconnu, l'être humain a besoin de se créer des repères. Même avec l' esprit d'aventure, il a toujours besoin d'appuis familiers qui se répètent et le rassurent. Tous les matins, Mahée, nous allions boire notre café au même endroit. Puis, après notre toilette, nous lavions notre linge à la paillote. Ensuite, nous achetions dans l'allée principale de Bang Bao, à la même marchande de fruits et légumes, de ces petites bananes au goût si exceptionnel. Après quoi place à l'aventure. Mais le soir, souvent, nous aimions revenir dîner à Lonely Beach et finir la soirée dans ce village festif.

Tu sais, Mahée, j'aime à me rappeler nos aventures. Elles resteront, pour toujours, gravées dans mon cœur. Je n'ai pas besoin de te demander celle que tu as préféré. Je pense que c'est le trek dans la jungle à dos d'éléphant. Tout juste ? Je le savais ! Même si ce n'était pas une aventure comme je les aime dans la mesure où tout était organisé, je dois reconnaître que ça valait le coup.

Koh Chang, promenade à dos d'éléphant.
Koh Chang, promenade à dos d'éléphant.

Koh Chang, promenade à dos d'éléphant.

En même temps, nous ne sommes pas des Cornacs pour louer un éléphant et partir tout seul dans la jungle !

Tu n'as pas eu peur, Ma, quand l'éléphant a traversé la rivière profonde ?

La démarche de ce pachyderme n'est pas aérienne comme celle d'un cheval. Elle est plutôt lente, lourde, et très chaloupé. Mais ne t'y trompes pas, au pas de charge il peut atteindre 40 km/h. Ce qui est largement plus rapide qu'un homme.

As-tu vu, à un moment donné, le perroquet bleu sur la branche ? Il était magnifique ! Et quel chant !

Koh Chang, promenade à dos d'éléphant. Et perroquet bleu.

Koh Chang, promenade à dos d'éléphant. Et perroquet bleu.

Magnifique aussi ces orchidées sauvages, ou ces hibiscus géants, ainsi que tous ces autres acteurs de la flore thaïlandaise que nous avons croisé. La nature à Koh Chang est vraiment exceptionnelle !

Par contre ce que je n'ai pas apprécié, et toi aussi d'ailleurs, c'est quand le cornac a utilisé son crochet acéré. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire que je n'aimais pas ça. Il n'a pas recommencé. Il faut dire que certains éléphants portaient des blessures assez importantes sur les flancs. Il était évident quelles provenaient de ces crochets.

Au retour, nous avons eu droit à un petit spectacle donné par les éléphants. Sur le titre" gangnam style ", deux éléphanteaux dansaient en faisant tourner des cerceaux autour de leur trompe.

Koh Chang, promenade à dos d'éléphant.

Koh Chang, promenade à dos d'éléphant.

Un numéro pour touriste, certes, mais qui nous laissait entrevoir la formidable intelligence de ces animaux.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la traversé de l'immense baie de Bang Bao en canoë kayak pour rejoindre la plage paradisiaque de Khong Koi. Je trouve que tu t'es bien débrouillée. Tu as rapidement su manier la pagaie, et c'est sans aucun problème que nous avons couvert la distance.

Une fois sur la plage, nous en avons profité pour passer un après midi de rêve entre farniente sous les cocotiers, boissons rafraîchissantes, et baignades dans les eaux turquoises.

Plage de Kong Koi, Bang Bao.
Plage de Kong Koi, Bang Bao.

Plage de Kong Koi, Bang Bao.

Et même si au retour, nous avions le vent et les courants contre nous, c'est sans contre temps que nous sommes rentrés à notre paillote sur pilotis.

C'était une journée mémorables que le soleil, le soir, a couronné d'or et de rubis.

kayak de mer, baie de Bang Bao.

kayak de mer, baie de Bang Bao.

kayak de mer, Bang Bao.
kayak de mer, Bang Bao.

kayak de mer, Bang Bao.

Malgré tout, je pense que le summum de nos explorations revient à cette journée ayant pour but la découverte d'une plage dont le nom se chuchotait avec émerveillement de bouches à oreilles. Long Beach.

Mais cet éden d'une beauté sauvage se situait à l'extrême sud est de l'île, sur la côte où le tourisme n'était pas encore implanté, et dans une zone dépourvue de route. On ne pouvait compter que sur une piste accidentée qui suivait un relief sinusoïdal.

Pour s'y rendre, nous avons loué un scooter. La route autour de l'île ne se fermant pas dans la partie sud, nous avons dû faire presque un tour complet en passant par le nord. Deux heures de trajet durant lesquelles des paysages époustouflants ont défilés devant nos yeux. Assise devant moi, tu étais aux premières loges de ce spectacle grandeur nature. Les cheveux dans le vent, qu'il était agréable de rouler librement sur les routes tranquilles de cette île recouverte de forêts tropicales.

Sur le littoral sauvage de la côte est, nous avons fait une courte halte pour nous restaurer. Des ailes de poulet dans une panure croustillante, et des tranches de pastèque nous ont régalés. Puis, nous avons chevauché à nouveau le scooter.

Avant que la route ne s'arrête complètement, elle s'est d'abord rétrécie. Les habitations se sont raréfiées. La forêt vierge mangeait tout le paysage. La route parfois devenait une pente raide plongeant littéralement dans la jungle. Sur les côtés du ruban d'asphalte, de plus en plus en mauvais état, des arbres tropicaux gigantesques laissaient retomber des lianes qu'il fallait parfois éviter. Qu'est-ce que c'était beau !

Puis, la route s'est inclinée devant la nature. Un piste chaotique a pris alors le relais.

Route de Long Beach, Koh Chang.

Route de Long Beach, Koh Chang.

Nous roulions au pas pour ne pas endommager le scooter. Par endroit, on aurait dit qu'une pluie de météorites s'était abattue sur notre chemin. C'était là les restes, encore bien visibles, de la dernière mousson. Ceux qui habitaient au bout de cette piste étaient raccrochés à la civilisation par ce cordon ombilical malmené par les intempéries.

Nous avons fini par déboucher sur un parking en terre battue. Nous étions au bout de l'île, au bout du monde. Après avoir garé le scooter, nous avons emprunté le chemin qui descendait vers le complexe hôtelier en contre bas. La mer a fait alors son apparition, belle et majestueuse.

Nous avons pris place sur la terrasse du Hat Sai Yao Resort. Une immense paillote centrale disposant de bungalows satellites disséminés tout autour dans la végétation tropicale. Là encore, le bois et les palmes de cocotiers du complexe s'harmonisaient parfaitement avec le paysage. Une boisson à la main, nous nous sommes confortablement installés dans un hamac. Les yeux dans les vagues, je me délectais de la beauté sauvage des lieux. Un luxe tout naturel qui laissait coi.

Puis, nous avons commandé à mangé. Des tempuras de poulet pour toi, des tempuras de légumes pour moi. La nourriture était excellente. Pas de fausse note à la table de cet éden.

Enfin, et nous en brûlions d'envie, nous avons décidé de profiter de cette plage exceptionnelle. Tu as fais, d'abords, un peu de balançoire.

Long Beach, Koh Chang.

Long Beach, Koh Chang.

Et, les eaux chaudes et turquoises frangées de cocotiers étaient à nous. Pas de place pour le stress ici. Nous nagions dans le bonheur.

Plage de Long Beach. Koh Chang.

Plage de Long Beach. Koh Chang.

Qu'est-ce qu'on a fait encore Ma ? On ne va pas tout évoqué. Mais dire un mot, peut être, sur nos farnientes arrosés de cocktails de fruits et de lait de coco à la plage de Sugar Beach, une autre plage de la baie de Bang Bao.

Cocktails et farniente sur la plage de Sugar Beach.
Cocktails et farniente sur la plage de Sugar Beach.
Cocktails et farniente sur la plage de Sugar Beach.
Cocktails et farniente sur la plage de Sugar Beach.

Cocktails et farniente sur la plage de Sugar Beach.

Nous y avons passé des après-midi formidables, et deux soirées dînatoires somptueuses. C'est bien sur cette plage, Ma, que tu as fait du snorkeling ?

Je sais, Mahée, que tu te rappelleras longtemps de ce jus de mangue fraîche avec de la glace pilée que tu as pris au restaurant de Kaï Bae alors q'un éléphanteau jouait avec une touriste sur la plage.

Nous n'oublierons pas, non plus, les délicieux pancake de Lonely Beach que nous prenions le soir en guise de dessert.

L'image de ces petits macaques pas très sauvages te restera aussi, probablement.

A proximité de Lonely Beach, les macaques viennes manger les bananes que les touristes leur donnent.

A proximité de Lonely Beach, les macaques viennes manger les bananes que les touristes leur donnent.

Comme nous garderons dans notre coeur toutes nos explorations de l'île, que ce soit à pieds, en scooter, ou en auto-stop.

Mais pour moi le meilleur moyen de transport dans une île comme Koh Chang où le climat est chaud et le trafic routier peu intense, c'est le scooter.

Koh Chang, scooter.

Koh Chang, scooter.

Nous n'oublierons jamais cette île merveilleuse que le tourisme de masse et son lot le béton à, pour l'instant, épargné. La route du littoral n'en fait même pas le tour. Et, à l'intérieur, il n'y en n'a tout simplement pas de réseau routier.

C'est une île de rêve où la jungle luxuriante se marie avec l'océan cristallin sur des plages de sable blond et doux. Mais un rêve accessible puisque la vie n'y est pas chère, et les gens y sont particulièrement accueillants.

Oui, aujourd'hui j'ai voulu ranger mon sac de voyage. Cela faisait quelques temps, déjà, qu'il était sous mes yeux et que j'avais du mal à le mettre au placard. Mais avant, je l'ai ouvert pour regarder dedans si je n'y avais rien oublié.

Et sais-tu ce que j'y ai vu au fond ? Du sable. Notre sable ! Celui que nos maillots et nos shorts ont ramassé sur les plages paradisiaques de Koh Chang. En faisant basculé le sac bord sur bord, j'ai pu ramassé une petite poignée de ce sable. J'ai l'ai laissé s'échappé grain par grain, à la manière d'un sablier, comme pour retenir encore un peu, le temps de notre belle aventure thaïlandaise.

                                                        Gros bisous Ma,

                                                         ton papounet.

 

Textes : Patrice Ferry.

Photos : Patrice Ferry, Mahée Ferry.

Tag(s) : #Bang Bao, #Koh Chang, #Thaïlande

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