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Si la Camargue m'était contée, j'aimerais que ce soit avec un enfant du pays...

Ah la Camargue ! Qui n' a pas eu vent de ce fabuleux Pays battu par le mistral, brûlé par le sel et le soleil.

Qui n'a pas vu au moins une représentation de cette terre sauvage au confins du Rhône dont les paysages beaux et singuliers sont le territoire des taureaux

 et des chevaux de race Camargue.

Cette vaste plaine humide qui flirte avec la mer  est également le refuge de milliers d'oiseaux dont le plus adulé de tous est, sans aucun doute, le gracieux flamant rose.

C'est un Pays dans le pays, mais c'est aussi une île dans un pays puisque la grande Camargue est cernée par les bras du Rhône et la méditerranée.

Une terre qui ne laisse personne indifférent quand on la visite. Un Pays qui ne laisse pas indemne quand on y vit.

Même si je n'y suis pas né, c'est un peu le mien, car c'est celui de ma mère, de ma grand-mère, et de mon arrière grand-mère.

C'est, donc, trois générations qui font couler le sang Camarguais dans mes veines en irriguant mon cœur d'amour pour ce Pays.

Aussi, chaque fois que je le quitte, à la manière des vagues de la méditerranée qui vont et qui viennent sur la grève camarguaise, des souvenirs nostalgiques reviennent sur la plage de ma mémoire.

Comment oublier le camping sauvage à Beauduc avec mes parents. Ce village de pêcheur, sorti de nulle part fait de presque rien, est un peu comme le vent qui le balaye. Il est aussi comme ces dunes éphémères auxquelles il s'accroche désespérément pour ne pas être enseveli. Il se fond dans les paysages et fait corps avec les éléments.

Pour s'y rendre il faut emprunter une piste de sable interminable qui mène au bout du Pays, au bout du monde.

Malheureusement, la démolition de quelques cabanes qui faisait suite à un conflit de territoire a plongé le village dans la désuétude.

Autrefois, quand toutes les âmes faisaient vivre Beauduc, il y régnait une philosophie à part. On l'appelait la Communita. Mais c'était tout simplement la bohème. Une façon de vivre qui se résume en quelques mots; apéro, sieste, pêche, et ramassage de coquillages. Une vie de paix et d'amour en harmonie avec la nature.

Aujourd'hui encore, avec un peu de sensibilité, vous ressentirez cette paisible philosophie qui flotte dans l'atmosphère telle une âme en peine. Alors, vous serez épris par un puissant sentiment de liberté. Et vous aurez, à votre tour, envie de vivre la bohème.

Et comment oublier le bac du Sauvage et le Grand Radeau.

Le Bac du Sauvage est un ferry qui fait traverser le petit Rhône. De l'autre côté, il existe un lieux hors des sentiers battus et hors du commun. Un endroit où la magie de la nature opère et vous transporte. C'est le Grand Radeau.

Lorsque je déroule le film du passé, il y a cette petite route suspendue entre l'eau et le ciel qui s'avance au milieu des étangs. Poussés par le mistral, les moutons d'écume de sel qui traversaient la route m'intriguaient beaucoup.

Au bout du chemin, un petit paradis fait de plages désertes, de pins parasol, de méditerranéen et de soleil attend le chanceux qui arrive jusqu'ici.

J'entends encore la voix de ma grand-mère dans son appartement des Saintes, à côté de l'actuel inter marché, qui s'exclame et qui rit en jouant avec mes petits pieds d'enfant.

Et puis, il y a aussi les promenades à cheval dont j'étais un adepte assidus.

Et plus tard, les parties de pêche avec mon oncle à la pointe du Tiki où l'on taquinait le loup au rapala.

Et tant d'autres souvenirs encore…

Alors, quand se lève le vent de la nostalgie. Et que son souffle se fait impérieux.  Je plie et finis par céder en me laissant délicieusement emporter vers ce beau Pays.

Aujourd'hui encore, me revoilà en Camargue ! Le mistral, tel un fétus de paille, m'a encore roulé jusque dans son fief.

J'y exerce désormais mon activité d'auteur à travers un blog, des livres, et des prestations de guide touristique que je dispense dans les 4×4 de Camargue sauvage

Mais assez discuté...

Allez zou, montez à bord du véhicule tout terrain, je vous emmène hors des sentiers battus à la découverte de la Camargue authentique. Une escapade dans les profondeurs d'une terre de tradition. Un voyage dans un pays où les taureaux, les chevaux, les gardians, les raseteurs, les belles arlésiennes et les gitans vivent en symbiose.

Tein vé, un vol de flamants rose à gauche ! C'est quand ils ont les ailes déployés qu'on se rend compte de la beauté de leur plumage.

Ca va, ça ne secoue pas trop ? Je vais couper le moteur.

Ecoutez ! Vous entendez ?

Ben, le silence de la nature, pardi ! Les sifflements du mistral, les cancanements des flamants rose. Les sons de cette nature extraordinaire sont reposants et vous transportent dans une dimension où le temps ne semble pas avoir d'emprise. Ici, les éléments ont gagné le combat contre la modernité.

C'est qu'il n'y a pas si longtemps que ça, les chevaux et les taureaux étaient sauvages et vivaient en totale liberté.

A ce temps là le Pays infesté de moustiques était en friche, hostile et impraticable. Mais un homme oeuvra ardemment pour le mettre en lumière. C'est…

Et si je vous contais la Camargue

 

Textes : Patrice Ferry.

 Photos : Patrice Ferry, à l'exception de la photo du 4x4 et les deux où                      j'apparaît dessus.

 

Au départ d'Aigues-Mortes, embarquez avec moi pour un safari où le dépaysement et l'émerveillement seront, je vous le garantis, au rendez-vous.

Contactez-moi sur mon portable au 0750472477

ou par email : ferry.patrice@orange.fr

ou encore en utilisant le menu contact du blog.

 

Tag(s) : #Saintes-Maries-de-la-Mer, #Bon plan en Camargue, #Camargue, #France

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